Médecins
Anne De Paepe, chef du Service de Médecine Génétique
de la clinique universitaire de Gand: 'Faire des
choix, ça prend du temps'.
"Les personnes qui viennent consulter un service
de génétique médicale se trouvent souvent face
à des choix difficiles, concernant leur avenir ou celui de leurs
enfants. De tels choix prennent du temps, beaucoup de temps. Certains
ont besoin de mois, voire même d’années pour prendre
une décision."
Jean Pierre Schaaps, gynécologue responsable des diagnostics anténataux
à la maternité universitaire de Liège: 'On
n'interrompt jamais une grossesse de gaieté de coeur'
"Quand on commence une grossesse,
on a 3,5 % de chances d'avoir un problème. On n'y pense pas souvent,
mais c'est la loi de la nature!"
Professionnels
Anne-Laurence Coopman, psychologue dans l'équipe de génétique
des Cliniques universitaires de l'UCL: 'Incertitudes
et culpabilité'.
La position de la personne 'première demandeuse'
d'une famille est difficile: celle qui va briser le tabou et remuer
tout ce qui a été soigneusement caché pendant des
générations.
Monique Lefèvre, assistante sociale au centre de génétique
de Loverval (Charleroi): Il y a toujours des "possibles".
"Un couple m'a récemment demandé
s'il ne conviendrait pas de porter plainte contre le gynécologue
qui n'avait pas 'vu' que l'enfant était trisomique. Ca, je n'avais
jamais entendu avant. Je crois que la médiatisation des tests
génétiques font que les gens pensent qu'ils ont le "droit"
à un enfant parfait."
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