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Suggestions pour discussions et débats

Nous pouvons tous être touchés par des maladies rares ou génétiques. 4 à 6 % de la population y sont confrontés directement, parce qu’ils sont malades – ce qui fait 25 à 30 millions d’Européens. 80 % de ces maladies sont d’origine génétique. En fait, chacun d’entre nous porte une série d’anomalies génétiques. Il suffit de rencontrer un partenaire porteur de la même anomalie, pour avoir une chance sur quatre de mettre au monde un enfant qui présente effectivement la maladie en question. Ce n’est donc qu’après la découverte d’une anomalie génétique dans un couple, que des tests génétiques pourront entrer en ligne de compte pour les enfants suivants.

  1. Une connaissance de base de la génétique et des tests génétiques est indispensable, sans quoi vous risqueriez de voir le débat s’arrêter ou s’éloigner de la réalité.
    Dans l’enseignement secondaire, ce thème vous apporte la possibilité de dépasser les matières et de travailler ensemble sur certaines aptitudes sociales, ou sur l’éducation à la citoyenneté et à la santé. Vu le thème, la collaboration avec les professeurs de biologie est évidente, mais il est aussi possible de collaborer avec les professeurs de langues étrangères, en demandant aux élèves de lire certaines interviews pendant les cours de néerlandais/français (la lecture des interviews dans la langue d’origine est un avantage indéniable).
    La génétique fait partie intégrante de la biologie. Il est donc évident que les connaissances de base en la matière doivent être apportées pendant ces cours. N’hésitez pas à contacter le professeur de biologie et mettez-vous d’accord pour qu’il consacre quelques cours à ce thème, avant que vous n’entamiez le débat. Vous trouverez un aperçu des connaissances requises, dans la 'brochure', sous le titre 'les gènes'. Si vous désirez y ajouter des renseignements concernant les centres de génétique, nous vous conseillons de lire l’interview de Anne de Paepe. Certains textes mentionnés sous 'le choix' dans la 'brochure' contiennent également des informations intéressantes, selon le thème choisi.
    Sur le site du Nederlandse Erfocentrum, vous trouverez quatre animations qui visualisent certains aspects de l’hérédité et de la génétique.
  2. Donnez à chaque participant une feuille, sur laquelle il notera :
    • trois avantages, ou défis, des tests génétiques qui l’incitent à 'espérer'
    • trois aspects qui lui font peur ou qui l’inquiètent.
    Au tableau, faites un aperçu des avantages et des désavantages.
    Cette étape peut aussi être la toute première.
    • Vous pouvez travailler de deux façons:
      de la pratique à la théorie: dans ce cas, vous commencez par les interviews de patients, de parents, de tous ceux qui ont vécu la situation …, vous passez ensuite aux interviews des représentants des centres de génétique, pour terminer par la vision d’avenir des professeurs Cassiman et Englert.
    • de la théorie à la pratique: vous commencez par les interviews qui expliquent le fonctionnement des centres de génétique et vous comparez ensuite ces informations aux expériences des parents, des malades …. Ici aussi, il est à conseiller de garder pour la fin la vision des professeurs Cassiman et Englert.
    Pour ce qui est du cadre général présenté par nos deux spécialistes, nous vous conseillons en tous cas de ne l’introduire dans la discussion qu’à un stade plus avancé.
  3. Partagez votre groupe en sous-groupes de 4 à 6 personnes. Donnez à chaque groupe une interview, en vous assurant que chacune apporte du matériel supplémentaire pour alimenter la discussion, p.ex. les trois interviews concernant Huntington; Pierre Mertens-Schaaps-Ivana; Cassiman/Englert - Pypops - Schaaps.
    Une alternative serait d’accorder à chaque groupe suffisamment de temps pour lire toutes les interviews d’un set et de les laisser choisir eux-mêmes. Il est toutefois possible que les textes choisis ne se complètent pas. A partir de cette interview, chaque groupe sélectionne trois points de discussion: des thèses ou des visions, qu’ils soutiennent ou non, et à propos desquelles ils aimeraient avoir l’avis des autres.
  4. Chaque groupe présente ses points de discussion au groupe complet, qui décide quels seront les points repris dans la discussion et dans quel ordre ils y figureront.
  5. Formez de nouveaux groupes en vous basant sur les points de vues des différents participants. Ces nouveaux groupes recherchent sur le site:
    • des arguments pour soutenir leur thèse
    • des arguments qui contredisent leur thèse.
    A partir de cet inventaire, ils redéfinissent, nuancent ou renforcent leur point de vue.
    Dans l’enseignement secondaire, vous pouvez demander aux élèves qu’ils expriment leur point de vue dans un petit texte et qu’ils le justifient en utilisant des arguments et des preuves.
  6. Si vous en avez la possibilité, il est très intéressant pour le groupe d’inviter à ce stade un témoin ou un spécialiste. Un message passe toujours mieux lorsqu’on l’entend directement de la bouche d’une personne concernée et en plus cela permet de poser les questions auxquelles on n’a pas trouvé de réponse dans le dossier éducatif.
  7. Les groupes expliquent aux autres en quoi leur opinion a (n’a pas) évolué. Cet échange est le point de départ d’un approfondissement du débat.
  8. Pour les enseignants: vous pourriez demander à vos élèves de rédiger, individuellement ou en groupe, un texte dans lequel ils expriment leur point de vue.

Il est toujours possible qu’un membre de votre groupe se sente personnellement ou émotionnellement concerné ou que l’information et le débat lui fassent comprendre qu’il pourrait bien y avoir quelque chose de similaire dans sa famille. Si vous ne pouvez pas gérer cette situation vous-même, envoyez cette personne chez le médecin de famille ou au centre de génétique. Dans l’enseignement, vous pouvez aussi faire appel au centre psycho-médico-social.

 

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